À ce jour, les professionnels du secteur de la mode n’ont pas accès à un référentiel matière caractérisé exhaustif, alors que la matière est manipulée par de nombreux acteurs du processus de développement et de production d’un article de mode : directeurs de collection, chefs de produit, designers textile, stylistes, modélistes, prototypistes, responsables de coupe, responsables qualité, etc. – sans oublier le consommateur !

Création d’un book matières

La Chaire ambitionne de créer un book matières, numérique, décrivant les matières usitées dans l’industrie de la mode. Y sera précisé : les caractéristiques mécaniques, usages et pratiques, sans oublier les potentiels créatifs et économiques des ressources, avec une attention particulière sur leur impact environnemental et leur durabilité.

Interactif & collaboratif

La Chaire étudiera également les possibilités numériques de diffusion, de partage et de collaboration pour enrichir ce book.

Approchant le rendu réaliste

La Chaire sera aussi force de propositions sur l’apport des technologies de virtualisation pour envisager un book perceptif, enrichi via la réalité augmentée ou les technologies haptiques (afin d’y intégrer l’aspect touchabilité).

 

La conception des produits de mode a de forts impacts environementaux sur l’ensemble de la chaine de production et de commercialisation. De nouvelles formes de conception – comme l’écoconception, la création circulaire ou le « zero-waste patterning » par exemple – cherchent à minimiser les impacts environnementaux et sociaux générés par des modes de conception et de production, souvent associés au développement de la fast fashion.

La Chaire permettra d’appréhender et d’anticiper l’impact économique de l’intégration de solutions engageantes dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), avec notamment un travail sur les axes suivants :

  • Les matières et procédés qui s’inscrivent dans une démarche RSE.
  • Les enjeux de l’« upcycling » : découpe et désassemblage de pièces pour former de nouvelles matières (ressources, procédés et impact économique).
  • La gestion des déchets tout au long de la chaîne de valeur (solutions et processus à mettre en œuvre).
  • Les nouvelles technologies au service de la traçabilité des matières, des composants et des produits de mode eux-mêmes.
  • Les engagements « green » pour les acteurs de la filière.

 

Les démarches engageantes sur les matières innovantes et les nouveaux procédés liés aux enjeux de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) vont largement toucher les chaînes de conception, de fabrication et de commercialisation. Cet impact ne doit pas freiner la compétitivité des acteurs de l’industrie de la mode.

La Chaire sera notamment force de propositions sur :

  • L’adaptation des processus aux nouveaux matériaux – entre autres les nouvelles techniques de découpe de tissus et d’assemblage des pièces.
  • La conception de nouveaux procédés adaptés aux engagements RSE – « upcyling », automatisation de la collecte des déchets de production, fibre intelligente…
  • L’optimisation de la chaîne de valeur via l’automatisation de certaines activités.

 

Les nouvelles technologies apportent des avancées importantes en termes d’organisation, d’optimisation des processus, de gains de compétitivité et offrent l’opportunité à des secteurs industriels de s’engager dans l’innovation et de dynamiser leur activité.

La Chaire accompagnera les entreprises de l’industrie de la mode en ce sens et travaillera en proximité avec les acteurs concernés pour veiller à proposer et adapter les solutions aux contraintes et enjeux de leurs activités.

Elle interviendra notamment sur les axes suivants :

  • La réalité mixte (réalité virtuelle et réalité augmentée) – sur toute la chaîne de valeur, la réalité mixte permet d’optimiser les processus, et notamment de dynamiser l’expérience consommateur : à la création (conception en 3D ou directement sur un corps), pour du prototypage rapide (validation des collections via le concept de « digital twin»), lors de la présentation et de la commercialisation (défilés et cabines d’essayage interactives, vitrines intelligentes et présentations produits sur les lieux de vente).
  • Les objets connectés (IoT) – le textile, le vêtement ou l’accessoire devenant connectés et offrant des services, les marques vont devoir repenser leur « expérience utilisateur » et les concepteurs de produits de mode et les fabricants intégrer de nouvelles contraintes ; l’Internet des objets (IoT) se déploie également sur les équipements de conception et de production, ceux-ci étant interconnectés et générant une masse de données à exploiter pour optimiser les processus.
  • La fabrication additive – techniques de fabrication textile 3D existantes et à inventer pour répondre aux besoins de prototypage rapide et de fabrication à la demande.
  • Les données permettant d’optimiser toute la chaîne de valeur – captation et traitement des données consommateurs (pour comprendre et anticiper ses goûts, ses attentes et l’évolution de sa morphologie), des données matières, processus, commercialisation (pour optimiser les canaux de distribution et les points de vente), etc.

 

La fin de la consommation de masse au profit de plus de personnalisation va entrainer une disruption dans le secteur de la mode qu’il va falloir anticiper et à laquelle distributeurs, marques, façonniers et manufacturiers vont devoir se préparer.

La Chaire étudiera les possibilités technologiques qui permettront, à terme, de produire à l’unité avec facilité et pour un coût similaire à celui de la production en série. Elle approfondira le sujet autour des notions de personnalisation, pour créer et concevoir des produits uniques sur demande du consommateur.

Elle travaillera en particulier sur les axes suivants :

  • La captation des données consommateur pour comprendre et anticiper ses goûts et ses envies, ses attentes et l’évolution de sa morphologie, afin de répondre avec des produits de mode au bien-aller attendu : identification des données à capter, outils de captation, possibilités d’analyse et de restitution…
  • La place et le rôle du consommateur dans le processus de conception : niveaux et degrés d’interaction attendus par le consommateur et stratégie des marques pour y répondre ; processus et outils à mettre en œuvre.
  • La place de la fabrication additive dans le processus de personnalisation d’un produit de mode.

Les procédés et l’intégration de l’impression de produits textiles à la demande.